Activités team building : 12 questions sans fun forcé
Des activités team building sans fun obligatoire : 12 questions simples pour mieux se connaître au travail, plus des règles et des conseils pour le télétravail.
Par L’équipe Cartes de conversation · Mis à jour le
Les activités team building classiques changent rarement quelque chose : personne n’est ressorti transformé d’une chute de confiance. Ce qui fait qu’une équipe fonctionne bien (oser prendre la parole, un peu de chaleur, pouvoir ne pas être d’accord sans que ça devienne gênant) vient rarement d’un événement organisé. Cela naît de petits moments de contact tout simples, faciles à répéter et qui ne coûtent rien.
Pourquoi la plupart des activités team building tombent à plat
Le fun obligatoire a un défaut de fabrication : ceux qui en auraient le plus besoin sont souvent ceux qui l’apprécient le moins. Les extravertis s’amusent bien dans un escape game. Les introvertis ont déjà décroché mentalement quand l’invitation arrive dans l’agenda. Et quiconque s’est déjà retrouvé en sous-groupe, sommé de « partager quelque chose de personnel » avec des gens croisés deux fois, sait exactement ce que ça fait.
L’alternative, c’est de faire beaucoup plus petit : des questions courtes, posées souvent, pendant les réunions que tu as déjà.
La question d’ouverture
Une habitude à copier : commencer certaines réunions par une question d’une minute qui ne parle pas de travail. Pas toutes, sinon ça finit par ressembler à un numéro, mais assez souvent pour que cela devienne une partie normale du fonctionnement de l’équipe.
Les bonnes questions d’ouverture ont trois points communs :
- On peut y répondre en moins de trente secondes, sans préparation.
- Chaque membre de l’équipe peut répondre sincèrement sans se sentir exposé.
- Elles révèlent une chose petite et précise sur une personne, rien d’aussi gros qu’une philosophie de vie.
Douze questions de team building, classées selon le moment
Au début d’une réunion habituelle
- « Quelle petite chose attends-tu avec impatience cette semaine ? »
- « Quelle est la meilleure chose que tu aies faite ce week-end, en dehors du travail ? »
- « Qu’est-ce qui te plaît en ce moment ? Une série, un livre, un restaurant, n’importe quoi. »
- « Quelle est ta météo intérieure, là, au début de cette réunion ? » (Ça marche mieux que ça n’en a l’air, et c’est rapide.)
Lors d’un premier échange avec quelqu’un qui rejoint l’équipe ou un nouveau partenaire de travail
- « Quel projet reste une fierté pour toi, même si personne d’autre ne s’en souvient ? »
- « Quel type de travail aimerais-tu avoir davantage dans les six prochains mois ? »
- « Qu’est-ce qu’il est utile de savoir pour bien travailler avec toi ? »
Lors d’une séance d’équipe plus longue, de temps en temps
- « Qu’est-ce qui marche bien dans cette équipe et qu’on risque de tenir pour acquis ? »
- « Qu’est-ce que cette équipe fait que toutes les équipes devraient faire ? »
- « Sur quoi as-tu changé d’avis depuis un an ? »
Lors d’un point individuel avec un membre de ton équipe
- « Quelle partie de ton travail ferais-tu volontiers davantage ? »
- « Qu’est-ce que tu évites en ce moment et dont on devrait sans doute parler ? »
Les règles du jeu pour que ça reste confortable
Les questions au travail n’aident que si chacun se sent libre de répondre sincèrement. Quelques règles rendent cela possible :
- Passer est normal. « Je passe » est une réponse à part entière. Personne n’a à partager quelque chose de personnel avec ses collègues sous la pression.
- La personne qui dirige répond en premier. Si la personne la plus haut placée dans la pièce donne une réponse en l’air, tout le monde fera pareil.
- Pas d’interrogatoire. Si quelqu’un répond court, accepte-le. Insister est le moyen le plus sûr de faire cesser les confidences.
- Rien dans les entretiens d’évaluation. Ce qu’une personne dit lors d’une question d’ouverture ne doit jamais ressortir dans une discussion sur une promotion.
Les équipes à distance en ont encore plus besoin
Le travail à distance supprime les petits moments qui arrivaient tout seuls : la discussion à la cuisine, le bavardage dans l’ascenseur, la blague entendue d’un bureau à l’autre. Une question régulière est l’un des rares moyens peu coûteux d’en retrouver un peu.
- Mets la question à l’ordre du jour à l’avance, pour que ceux qui préfèrent réfléchir d’abord puissent le faire.
- Propose une version asynchrone dans un canal Slack ou Teams : une question par semaine, on y répond ou pas.
- Caméras allumées, c’est un plus, mais n’en fais pas une règle. Chacun a une vie qui se déroule derrière lui.
Ce qu’il vaut mieux éviter
Certains types de questions se retournent presque toujours contre toi au travail :
- Les questions sur la famille, les enfants ou la vie amoureuse, qui sont reçues très différemment selon la situation de chacun.
- La religion, la politique et l’argent.
- « Deux vérités et un mensonge » et les formats du même genre, qui avantagent les personnes les plus à l’aise pour faire le show.
- Tout ce qui pousse à plaisanter sur une particularité qui n’a rien de drôle pour la personne concernée.
Des questions toutes prêtes
Notre jeu Team building s’intéresse à la façon dont chacun aime travailler, et Collègues propose des questions brise-glace plus légères et adaptées au travail. Les deux fonctionnent dans un navigateur : tu peux partager ton écran et les faire défiler pendant une visioconférence.
Une question de trente secondes en début de réunion, posée sans pression et accueillie avec sincérité, fera plus pour une équipe qu’une journée d’accrobranche. C’est aussi gratuit, et personne n’a besoin d’enfiler un T-shirt à l’effigie de l’entreprise.
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